Suivi nutritionnel personnalisé

Je vous propose une approche fondée sur l’équilibre alimentaire et le respect des sensations alimentaires. Ma pratique s’appuie sur un modèle systémique de l’alimentation : c’est-à-dire prenant en compte les aspects biologiques, psychologiques et environnementaux de chacun. Pour cela j’adapterai les différentes approches et outils à ma disposition pour vous accompagner au plus proche de vos besoins dans votre suivi diététique.

Ma pratique

Initialement diplômée en psychologie, ma pratique est basée sur l’écoute et l’empathie. Il est important de prendre en compte les aspects psychologiques impactant les comportements alimentaires de chacun. L’alimentation a aussi une dimension affective qu’il ne faut pas ignorer.

Mon accompagnement se base sur une coopération entre vous et moi, avec des objectifs réalistes et durables. Les injonctions à la minceur peuvent parfois nous renvoyer une fausse image de notre corps, et ainsi donner des attentes corporelles irréalistes et culpabilisantes, menant à des régimes, parfois drastiques, intenables sur le long terme (la non efficacité des régimes à long terme a été prouvées plus d’une fois).

Pourquoi venir me consulter ?

Si vous avez une pathologie nécessitant une prise en soin particulière ou que vos motivations soient personnelles (esthétique, éthiques, etc.), je vous accompagnerai dans votre parcours diététique au plus proche de vos besoins.

Approches et outils

Modèle biopsychosensoriel

Dans ma pratique, je m’appuie sur le modèle bio-psycho-sensoriel pour vous accompagner vers une relation plus apaisée à l’alimentation. Nos sensations alimentaires (faim, satiété), nos émotions et notre environnement jouent un rôle clé dans la régulation naturelle du poids. Lorsque ces signaux sont brouillés, notamment à cause de pressions sociales ou d’injonctions contradictoires, nous perdons progressivement le lien avec nos besoins physiologiques. Mon approche vise à vous aider à retrouver ce lien, sans frustration ni contrôle excessif, pour avancer vers un équilibre durable et respectueux de votre corps.

Thérapie Cognitivo-comportementale (TCC)

Diplômée en thérapie cognitive et comportementale (TCC), j’utilise ces outils pour vous aider à mieux comprendre les liens entre vos pensées, vos émotions et vos comportements alimentaires. En consultation, nous travaillons ensemble pour identifier les pensées automatiques, les émotions envahissantes et les schémas de restriction cognitive qui perturbent la régulation naturelle de l’alimentation. Ce contrôle mental excessif, souvent motivé par la peur de prendre du poids, peut à terme entraîner frustration, perte de sensations alimentaires, puis perte de contrôle. Mon objectif est de vous accompagner dans la reconnexion à vos besoins physiologiques, pour retrouver une relation plus sereine et intuitive à l’alimentation.

Addictions

Diplômée en addictologie et en tabacologie, je vous accompagne sur le plan nutritionnel dans les situations où l’équilibre alimentaire peut être fragilisé. Qu’il s’agisse d’une période de sevrage, de maintien ou simplement d’un besoin de soutien, l’objectif est de préserver une alimentation suffisante, régulière et adaptée à vos besoins. Les modifications du comportement alimentaire peuvent survenir dans ces contextes, avec parfois une perte d’appétit, des prises alimentaires compensatoires ou des sensations brouillées. Mon approche vise à vous aider à retrouver des repères alimentaires stables, dans un cadre bienveillant et personnalisé.

Comment se déroule le suivi ?

La première séance est une séance dite de « bilan » (durée 1h). C’est l’occasion de faire connaissance avec vous, de comprendre votre demande et de faire un point sur votre alimentation. A l’issu de cette consultation, nous définirons ensemble des objectifs et je vous proposerai un programme nutritionnel adapté.

Les séances suivantes seront des séances dites de « suivi » où nous ferons le point sur les objectifs des séances précédentes et où nous approfondirons ensemble les éventuelles difficultés que vous avez pu rencontrer, rediscuterons les objectifs selon votre parcours. Le nombre de séances de suivi et leur périodicité varient d’une personne à l’autre selon le parcours et les besoins de chacun.

Les adaptations ou changements dans vos habitudes alimentaires seront progressifs et adaptés à votre rythme. Le but est de retrouver une relation sereine et de plaisir avec la nourriture et une image bienveillante de votre corps.

Que vous fassiez votre suivi avec moi ou avec un autre professionnel, ne perdez pas de vue que chaque personne est unique et parcourra un chemin diététique qui lui est propre. Ce chemin ne sera pas forcément linéaire : certains emprunteront peut-être des petites routes détournées, se trouveront face à des virages serrés ou des côtes qui semblent bien hautes. Mais quelle que soit l’itinéraire emprunté ce ne sera JAMAIS un retour en arrière car la route n’est jamais fermée, elle continue de cheminer et vous amènera forcément quelque part.

Croyez en vous !

Lieu d’exercice

Je vous reçois au cabinet au 5 avenue du général Balfournier, Paris 16eme arrondissement.

Je consulte également en visio via la platform Doctolib.

Tarification 2025

Consultation Bilan (1h environ)60 euros
Consultation suivi 50 euros

Toute consultation annulée moins de 24h ouvrées avant le rendez-vous sera facturée.

Les consultations ne sont pas remboursées par la sécurité sociale. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle car de plus en plus d’organismes prennent en charge intégralement ou en partie les consultations de diététique.

Contact

Téléphone:

0664625712

E-Mail:

Cnaudet.diet@gmail.com


Articles

  • Voici deux questions souvent posées. Si la réponse à la première est plus facile à concevoir, la seconde nécessite un peu de réflexion sur soi.

    Pourquoi consulter un diététicien ?

    D’une façon générale, on peut consulter un diététicien pour toute problématique en lien avec l’alimentation :

    • Si un changement intervient dans votre vie et que vous devez modifier votre alimentation en conséquence : grossesse, allaitement, ménopause, médicaments modifiant l’appétit, etc. ;
    • Si vous êtes sportif et que vous souhaitez une alimentation spécifique ;
    • Sur conseil ou prescription d’un régime spécifique de votre médecin en cas de maladie (diabète, dyslipidémies, insuffisance rénales, cancers, etc.)
    • Si vous en ressentez le besoin par rapport à une problématique qui vous soucie : prise de poids, mauvaise image de soi, trouble du comportement alimentaire, pensées invasives ou très présentes concernant les repas, etc.

    Quand dois-je consulter un diététicien ?

    Cette question peut sembler aller de soi, mais elle n’est pas si évidente que ça pour toutes les problématiques.

    Si vous êtes face à une problématique concrète et identifiée par la médecine, vous serez inviter à consulter un diététicien dans votre parcours de soin. Par exemple : vous êtes diagnostiqué diabétique : il faut que vous compreniez bien votre pathologie et son impact sur l’alimentation pour pouvoir gérer votre glycémie, vos traitements et la nourriture en autonomie.

    Dans d’autres cas, l’initiative vient de vous et l’objectif global vous apparait comme étant clair : vous avez identifié une prise de poids qui vous gêne, ou vous souhaitez suivre un entrainement sportif particulier qui nécessite un ajustement des apports alimentaires, vous avez un projet d’arrêt du tabac et craignez de prendre du poids, etc.

    Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir un élément factuel pour consulter : une prise de poids n’est pas forcément un problème si pour vous cela n’en est pas un. Et à contrario : vous pouvez être mince mais avoir une indication à consulter un diététicien car vous vous sentez en difficulté avec la nourriture.

    Bien souvent la problématique n’est pas médicale à proprement parler, mais traduit un sentiment de malaise avec la nourriture : « j’ai l’impression que je mange trop », »je ne sais pas m’arrêter de manger », « je prends continuellement du poids et je n’aime pas cela », « je me sens sale après avoir mangé », «je ne peux pas m’empêcher de manger du chocolat et des gâteaux alors que je sais que ces aliments font grossir », « je me prive de nourriture car j’ai peur de grossir », « j’évite de passer par cette rue car il y a une boulangerie trop appétissante et j’ai peur de craquer », « j’aurais bien mangé un croissant et du chocolat pour le gouter mais j’ai pris une pomme et un yaourt, c’est plus raisonnable. », etc.

    Si vous avez ce genre de pensées, c’est que vous avez déjà un rapport à la nourriture perturbé.

    Pour un mangeur régulé (c’est-à-dire qui mange lorsqu’il a faim et s’arrête lorsque des signaux de satiété sont envoyés par le cerveau, avec un bon équilibre entre l’énergie absorbée et celle dépensée), l’alimentation va entrer dans son esprit aux premiers signaux de faim et s’effacer très rapidement après avoir consommé la nourriture et s’être senti rassasié. Le mangeur régulé peut aussi penser à la nourriture lorsqu’il doit prévoir un repas, faire ses courses, devant une vidéo alléchante de cuisine, ou à la perspective d’un bon moment comme un restaurant, un repas de famille, ou autre. Mais cela reste factuel et occupe peu de temps dans une journée.

    Le reste du temps : il n’y pense pas.

    Si vous êtes dans une situation où les pensées autour de la prise alimentaire sont plus importantes voire envahissantes :

    • Si vous ressentez de l’appréhension avant ou pendant les repas ;
    • Si vous vous empêchez avec force de manger certains aliments parce que trop gras et/ou trop sucrés par peur de grossir ;
    • Si votre apparence physique vous préoccupe beaucoup et que cela impacte votre alimentation ;
    • Si vous n’éprouvez plus de plaisir à manger ;
    • Si vous avez des « craquages » alimentaires, ingestion de grandes quantités de nourriture ;
    • Si vous mangez automatiquement en réponse aux émotions qui vous traversent ;
    • Si vous avez des comportements compensatoires réguliers après avoir mangé : sport pour éliminer, vomissements, prises de laxatifs ou diurétiques, etc. ;
    •  si vous avez des pensées négatives envers votre alimentation ou plus grave, envers vous : « je suis nulle », « je suis sale », etc. ;
    • Si vous faites des régimes à répétition, …

    La liste n’est pas exhaustive mais si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces situations : consultez un diététicien. Pourquoi ? Parce que votre rapport à la nourriture est faussé, déréglé et que cela n’ira pas en s’améliorant si vous ne vous faites pas aider : vous passez plus de temps à penser votre nourriture qu’à la manger, et progressivement ces pensées deviendront invasives pouvant mener jusqu’au trouble du comportement alimentaire.

    Attention cependant à ne pas entrer dans un autre cycle de régime, cela ne fera que renforcer la restriction alimentaire, les pensées négatives et le contrôle ou les pertes de contrôles alimentaires !

    Le travail doit être fait sur les liens entre vos sensations alimentaires (faim/rassasiement), les pensées intrusives qui se glissent avant/pendant/après la prise alimentaire et la prise alimentaire en elle-même. Également, il faudra peut-être travailler sur le rapport au corps, la gestion des émotions et tout autre élément qui entre dans votre fonctionnement alimentaire (qui vous est propre !) C’est un travail qui peut être long mais nécessaire pour retrouver un rapport satisfaisant à la nourriture, à son corps et à soi-même. Il n’y a malheureusement aucune chance que cela se résolve de soi-même.

    Puis-je consulter n’importe quel diététicien ?

    Si possible préférez consulter un diététicien spécialisé dans votre problématique (diabète, sport, comportement alimentaire, etc). Même si la formation initiale de diététicien est généraliste et couvre une grande partie des problématiques, cela reste très en surface. C’est pourquoi une majeure partie d’entre-nous se spécialise dans des domaines précis.

    (Pour ma part, je tends vers une hyperspécialisation des comportements alimentaires, dans tous l’éventail que cela comprend : des premières cognitions de contrôle alimentaire aux troubles du comportement alimentaire sévères.)

  • L’obésité, qu’est-ce que c’est ?

    L’obésité est définie comme une accumulation anormale et excessive de graisse qui présente un risque pour la santé. (Définition de l’OMS).

    L’origine physiologique de la maladie est liée à un déséquilibre chronique entre les apports nutritionnels et les dépenses énergétiques (apports > dépenses) qui mène à une prise de poids. ATTENTION : cela ne signifie en rien que la personne mange de grosses quantités de nourriture, mais simplement qu’elle mange plus que son corps ne dépense d’énergie, de façon régulière.

    Médicalement, l’obésité est définie par un indice de masse corporel (IMC) supérieur à 30kg/m2.

    A quoi est due l’obésité ?

    L’étiologie de cette malade est souvent multifactorielle et propre à chaque individu selon son métabolisme, son vécu, son état émotionnel et son environnement. Cela peut comprendre des éléments tels que :

    •  Des facteurs prédisposants individuels (c’est-à-dire sur lequel l’individu ne peut exercer aucune modification) comme l’âge, le sexe, un métabolisme de base plus faible que la moyenne, des antécédents familiaux, un dégout génétique pour les saveurs amères (et préférence pour le sucré), etc. ;
    • Des facteurs favorisants : sédentarité, travail de nuit, déficit du sommeil, consommation de nourriture ultra-transformée, repas consommés rapidement, l’attention monopolisée par une autre activités (un écran), troubles du comportement alimentaire, dépression, traitement médicamenteux (cortisone, neuroleptiques, etc.), …
    • Des évènements déclenchants : traumatisme, état psychologique perturbé : stress, anxiété, etc. ;
    • Des facteurs aggravants : régimes, restrictions, troubles du comportement alimentaire.

    Est-ce que l’obésité est uniquement une maladie nutritionnelle ?

    NON. Si dans un premier temps la nourriture est impliquée puisqu’il s’agit d’un apport énergétique trop important par rapport aux dépenses du corps, l’évolution et le maintien dans la maladie sont beaucoup plus complexes qu’un seul excès alimentaire : l’enjeu se trouve autour du déplacement de l’homéostasie naturelle du corps à conserver son poids d’équilibre (set point). Le rapport entre les besoins et les dépenses énergétiques est faussé au cours du parcours de prise de poids menant à l’obésité.

    L’obésité, une maladie en plusieurs phases ?

    La première phase est dite phase dynamique : pour une ou plusieurs raisons (citées dans le paragraphe sur les étiologies possibles), la personne se trouve en excès de nourriture par rapport à ses dépenses (attention cela ne veut pas forcément dire que cette personne mange énormément. Elle mange juste trop par rapport à ses propres besoins énergétiques.). Ce déséquilibre intervient de manière répétée et régulière. Cela conduit à la prise de poids.

    Une seconde phase se met progressivement en place : la phase statique. Le corps ayant augmenté sa masse grasse, ses besoins énergétiques se trouvent augmenté pour pouvoir faire ses activités quotidiennes : bouger un corps devenu plus lourd demande + d’énergie et les apports caloriques augmentent.  

    Enfin, il y a stade avancé : après des régimes/reprises de poids, la masse maigre (muscles) est diminuée, la masse grasse est augmentée (hyperplasie des adipocytes, voir paragraphe suivant) et cela conduit à des difficultés pour se déplacer et à un accroissement de l’inactivité appelée obésité sarcopénique.

    A ce stades, les besoins énergétiques sont faibles car les personnes obèses deviennent de « petits dépensiers énergétiques » : la personne ne mange plus beaucoup mais les dépenses énergétiques sont trop faibles pour déclencher une perte de poids : la balance énergétique a été déplacée.

    Que se passe-t-il au niveau métabolique ?

    Lors de la prise de poids, deux phénomènes peuvent se passer au niveau du tissu adipeux (cellules du corps qui stockent les graisses) :

    • Hypertrophie des cellules adipeuses : les cellules existantes vont grossir pour se remplir au maximum de lipides. Ce phénomène est réversible (lipolyse) et, lorsque l’apport en lipides sera moindre, les cellules vont se vider, prêtes à accueillir les futurs lipides.
    • Hyperplasie des cellules adipeuses : lorsque les cellules existantes sont saturées par les lipides (pleines), de nouvelles cellules adipeuses vont se construire avec la même fonction de réserve. Cependant, ces cellules ne disparaitront pas une fois apparue : le poids d’équilibre (set point) de la personne est augmenté de façon définitive !

    Il va également apparaitre un phénomène d’inflammation systémique de bas grade à l’origine des complications métaboliques et cardio-vasculaires de l’obésité: l’hypertrophie du tissu adipeux entraine un dysfonctionnement de ce tissu par hypoxie locale (manque d’oxygène) qui libère des signaux (notamment des cytokines) de danger et active le système immunitaire : la libération chronique de cytokines perturbe la signalisation de l’insuline et conduit à ce qu’on appelle « l’insulino-résistance » (donc à terme au risque de développement d’un diabète de type 2).

    Est-ce que la prise en charge de l’obésité est uniquement nutritionnelle ?

    La réponse est non. Il faut prendre en considération tout ce qu’il y a autour de l’assiette et non uniquement ce qu’il y a dedans. Il a été montré que les régimes ne fonctionnent pas, et une grande partie des personnes obèses en sont les premières témoins. Il est impératif de s’occuper de ce qu’il y a autour de l’assiette et qui forge notre comportement alimentaire (notamment les émotions, le schéma corporel, les sensations alimentaires, l’environnement autour des prises de repas, etc). La réconciliation avec soi, son corps et l’écoute de ses sensations alimentaires peuvent mener à un rapport apaisé, plus physiologique (et heureux ?) avec la nourriture, et amener à une perte de poids, en lien avec son propre poids d’équilibre (quel qu’il soit).

  • Quels changements dans l’alimentation après 70 ans ? La santé osseuse.

    L’os est un tissu rigide qui se remodèle entièrement (les cellules osseuses anciennes sont remplacées par des neuves) tous les 10 ans environ. Avec le vieillissement, la densité osseuse tend à diminuer et fragilise la constitution des os.

    Qu’est-ce que la densité osseuse ?

    C’est la quantité de minéraux (notamment le calcium) contenue dans chaque os permettant qu’ils soient épais et solides.  Ainsi une bonne densité osseuse (mesurable si besoin par densitométrie osseuse) protège le squelette des fractures et permet de maintenir une meilleure autonomie de déplacement.

    Quelles conséquences du vieillissement sur la santé osseuse ?

    Avec le vieillissement, la minéralisation osseuse est moins efficace et provoque une perte de densité osseuse appelée ostéopénie.

    Cet état de déminéralisation peut s’aggraver et se transformer en ostéoporose : la densité osseuse est alors très diminuée et le risque de fracture devient plus important. Dans ce cas, le risque de chute est majoré et la perte d’autonomie peut être rapide : en effet, toute fracture implique une immobilisation plus ou moins longue, pendant laquelle les muscles sont moins sollicités et la fonte musculaire peut être rapide (voir l’article sur les protéines) et difficile à récupérer par la suite. Si la fracture concerne les membres inférieurs, des difficultés à reprendre la marche peuvent survenir.

    Qu’est-ce que l’ostéoporose ?

    L’ostéoporose est une diminution accélérée de la masse osseuse. En dessous d’un certain seuil, l’os devient plus fragile et cassant s’il subit un choc.

    L’ostéoporose peut être aggravée par : un faible poids, le tabagisme, une consommation excessive d’alcool, le manque d’activité physique, certaines troubles hormonaux (hyperthyroïdie), maladies chroniques (maladie de Crohn, insuffisance rénal, maladie cœliaque, etc.).

    Les femmes ménopausées sont plus susceptibles d’être touchées par l’ostéoporose : les œstrogènes participent au remodelage osseux et la diminution de leur concentration dans le sang entrainent une diminution de la reconstruction osseuse donc un squelette plus fin et plus fragile.

    Comment aider au maintien d’une bonne santé osseuse par l’alimentation ?

    Pour assurer une bonne santé osseuse, deux éléments sont indispensables : le calcium et la vitamine D.

    Calcium : rôle de minéralisation et structure du squelette.

    Le calcium est un minéral essentiel dans la composition de l’os. Il intervient également dans plusieurs réactions métaboliques importantes.

    Naturellement le taux de calcium nécessaire dans l’organisme est régulé par un système hormonale qui va « prélever » du calcium osseux pour l’envoyer dans le sang afin d’être utilisé où il y en besoin. Pour remonter les réserves de calcium, un apport par l’alimentation est nécessaire.

    En cas d’apport alimentaire en calcium insuffisant, le corps n’a plus de calcium de disponible pour minéraliser les os et une réduction de la masse osseuse va apparaitre et fragiliser le squelette. Si cette carence en apport calcique se maintien dans le temps, il va s’installer une ostéopénie, puis un état d’ostéoporose.  

    Où trouver du calcium dans l’alimentation ?

    Les recommandations en calcium sont de 950mg à 1200mg/jour.

    AlimentsMg de calcium/100g alimentPortion usuelle d’aliment/mg de calcium
    Fromage pate dure (type emmental, comté, etc)90030-40g : 270mg à 360mg
    Lait de vache (entier, demi écrémé)120200 ml : 240 mg
    Sardine appertisée au naturel ou à l’huile333100g : 333mg
    Crevettes240100g : 240 mg
    Epinard (cuit)140150-200 : 210 à 280 mg
    Légumes crucifères40150-200 : 60 à 80mg
    Tofu10050 à 100g : 50mg à 100mg
    Orange66150g : 99 mg
    Amandes25025g : 62.5 mg
    Légumineuses40100g : 40mg
    kiwi29100g : 29mg
    Oléagineux10025g : 25mg
    Algues (nori, Kombu, Wakamé)11502g : 23mg

    Il existe également des eaux minérales ayant différentes teneurs en calcium (de 150 mg/L à 557mg/L pour la plus riche.

     

    Vitamine D

    La vitamine D est indispensable pour l’absorption active du calcium. Même si une quantité suffisante de calcium est apportée par l’alimentation, seule une petite quantité sera absorbée par l’organisme (de façon passive). La présence de vitamine D va permettre une meilleure assimilation du calcium et permettre sa régulation dans l’intestin.

    A noter que la capacité d’absorption de la vitamine D diminue avec l’âge.

    Où trouver de la vitamine D ?

    Source : l’exposition au soleil (environ 15-20 min/jour en période estivale). L’hiver, votre médecin peut vous prescrire de la vitamine D en ampoule.

    Alimentation : poissons gras : 1 à 2 fois par semaine, champignons, produits laitiers enrichis en vitamines D, céréales enrichies en vitamines D, chocolat noir, jaune d’œuf.